Francois Jalbert and Jerome Beaulieu – “This Is A Real Place” dans Bird is the Worm

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This Is A Real Place is a little bit whimsical and a little bit chatty and all kinds of soothing.  Francois Jalbert & Jérôme Beaulieu take a laid-back approach on their debut as a duo.  The melodies reflect a simple beauty, like the crisp blue color of a cloudless sky on a clear day.  Any sense of motion comes about as a result of the particular way the guitarist and pianist choose to develop the melody for a particular song.

The seaside ambiance of “Muffin” draws upon the influences of the American South and the blues figures prominently in the jaunty “Hiding in the Woods” and “Snack Bar,” but for the most part, this is music that doesn’t attempt to mine an influence so much as just fill the room with warm sounds.

This is the album you pull up when the rain begins and all you want to do is sit by the window and watch it come down.

Your album personnel:  Francois Jalbert (guitar) and Jérôme Beaulieu (piano).

Released on Multiple Chord Music.

Listen to more of the album on the artist’s Bandcamp page.

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François Jalbert & Jérôme Beaulieu dans l’Expresse

La musique d’hiver de Jalbert Beaulieu

Le nouveau duo guitare et piano au Rex et au Gate 403

François Jalbert et Jérôme Beaulieu (Photo: Nicolas Boulay)

François Jalbert et Jérôme Beaulieu (Photo: Nicolas Boulay)


23 octobre 2017 à 13h00

Jalbert Beaulieu, un nouveau duo acoustique folk-jazz formé du guitariste François Jalbert et du pianiste Jérôme Beaulieu, sera à Toronto les 1er et 2 novembre.

Les deux amis et collègues viendront présenter en live leur premier album This is a real place, sorti le 22 septembre dernier, et dont les titres Le Dépanneur et This is a real place sont disponibles en ligne gratuitement.

Le versatile et le virtuose

François Jalbert, guitariste de talent originaire du Québec, est capable de passer du jazz au rock à la musique électrique en un clin d’œil.

Il a accompagné la chanteuse et harpiste québécoise Éveline Grégoire-Rousseau, ou encore l’auteure-compositrice-interprète Sienna Dalhen, ainsi que le saxophoniste canadien souvent primé Joel Miller.

Jérôme Beaulieu, est quand à lui un pianiste émérite aux multiples récompenses: prix du concours Jazz en Rafale en 2011, Grand Prix du Festival de Jazz Rimouski en 2011, prix Révélation Radio Canada en 2013 et 2014 et Félix dans la catégorie Jazz de l’ADISQ en 2014.

Les deux musiciens qui ont tous deux travaillé dans plusieurs groupes de musiciens auparavant (Tunnel, Olivier Babaz Trio, Avalon Jazz Band pour François Jalbert, Trio Jérome Beaulieu, Lo Fi Octet, ou encore Hichem Khalfa Quartet pour Jérome Beaulieu), s’unissent pour la première fois dans une aventure de composition et d’enregistrement pour leur nouvel opus.

Des sons qui nous parlent

Avec This is a real place, le duo présente 11 compositions originales et minimalistes (Episode 2, BrouillardI put too much hot sauce on my sandwichLa Caravane,…), faisant fusionner jazz et folk, et passant du western (Snack Bar) à la syncopée (Clark’s Reel).

Mais plus qu’un voyage d’un style à l’autre, This is a real place est un peu le grand voyage de l’hiver canadien: on ferme les yeux et nous voilà dans un chalet en bois perdu dans une étendue de neige immaculée, dominant une forêt de conifères.

Parfaite bande sonore des vacances de l’arrière-saison, à l’écoute de l’opus, on se laisse bercer par la guitare et le piano jusqu’à lassitude de l’immensité du ciel blanc hivernal et des feux de cheminées.

Intimiste, les morceaux surprennent aussi, par l’inclusion de bruits ambiants, craquements, souffle et même rire.

Jalbert Beaulieu sera en concert au bar The Rex le 1er novembre et au Gate 403 le 2 novembre prochain.

Francois Jalbert & Jerome Beaulieu dans Baronmag.com

Jalbert Beaulieu, c’est en fait la fusion de l’univers du guitariste «caméléon» François Jalbert, capable de passer d’un style à un autre avec aisance et précision, et de celui du pianiste Jérôme Beaulieu, récompensé de nombreuses fois pour son talent. Ensemble, les deux musiciens aguerris accostent à la fois le jazz et le folk, la mélancolie et l’énigmatique, pour un résultat éthéré et poétique.

Amis depuis longtemps, Jalbert et Beaulieu ont décidé de se lancer dans une aventure de composition et d’enregistrement conjointe pour finalement faire naitre 11 pièces inédites. Leur album This Is A Real Place, à paraître le 22 septembre, sera célébré à Montréal au Verre Bouteille le 26 septembre, et à Québec au Maelstrøm Saint-Roch le 27 septembre.

En plus de parvenir à nous captiver avec leur musique, les deux comparses font preuve d’autant de passion et de lyrisme dans leurs mélodies que lorsqu’il s’agit de nourriture! On avait envie d’en savoir plus et on leur a fait répondre à notre traditionnel questionnaire bouffe. En attendant de découvrir leur nouvel album, ils vous prouvent que la musique et la nourriture sont définitivement complémentaires!

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Stéphanie Simpson

Quelle est ta relation avec la nourriture?

François Jalbert: Polygame.

Jérôme Beaulieu: La passion totale! Ne pas avoir choisi la musique comme gagne-pain, j’aurais été chef cuisinier. J’y ai longtemps songé. C’est tellement proche du jazz à mon avis: après avoir appris les techniques de base, tu combines tout ça et tu te crées un langage et une signature bien à toi avec des trucs empruntés et des trucs inventés, langage que tu chercheras à parfaire toute ta vie sans jamais complètement y arriver. OK, j’me calme, il reste d’autres questions!

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique lorsque tu cuisines?

F.J. : En général, quelque chose que je n’ai jamais écouté avant. Je trouve que cuisiner, c’est un super moment pour faire de l’écoute active.

J.B. : Tout ce qui est nouveau dans ma librairie musicale et que j’ai le goût de découvrir! Dernièrement c’est les deux albums précédents de Fred Fortin que je n’avais pas encore écoutés d’un bout à l’autre avec attention (Plastrer la Lune et Planter le Décor) et l’album Bones de Son Lux.

Quelle est la première recette que tu as appris à faire? Peux-tu nous l’expliquer?

F.J.: Bonne question! Je ne m’en souviens pas vraiment… Ça devait être quelque chose de simple comme des pâtes ou un grilled-cheese!

J.B.: Ma mère m’a assis d’innombrables fois sur le comptoir à côté d’elle pour faire à manger quand j’étais tout petit, donc c’est impossible pour moi de me rappeler où ça a vraiment commencé tout ça… J’me rappelle distinctement d’un moment où j’ai décidé de prendre le contrôle d’un repas par contre, c’était au retour d’un voyage en Caroline du Nord; les chefs de l’hôtel où on restait nous avaient fait visiter la cuisine et donné des chapeaux de chef, donc en revenant j’avais mis mon chapeau et j’avais fait une assiette de pâtes pour toute la famille que j’avais décorée avec des fines herbes du jardin. Mon souvenir s’arrête là, y’a une photo quelque part dans un album qui pourrait nous en dire plus j’pense!

Quels sont les aliments dont tu ne pourrais jamais te passer et pourquoi ?

F.J.: De l’huile d’olive, des épices, de la sauce piquante, des pâtes. Ça fitteavec à peu près tout ce qui traînera dans ton frigo!

J.B.: Viande et sauce piquante! Je suis carnivore à fond… mais j’essaie d’acheter des trucs plus orientés vers l’élevage local et responsable pour des raisons éthiques et de santé.

As-tu des demandes spéciales aux promoteurs de spectacles lorsque tu es en tournée?

F.J.: Du local si possible! C’est vraiment le fun de voyager et de goûter les produits locaux!

J.B.: Des trucs locaux idéalement! On accorde de plus en plus d’attention à la production locale au Québec (les bières de micros en sont un exemple) et ça fait plaisir de découvrir les spécialités de la région!

Qu’est-ce que tu manges avant de monter sur scène?

F. J.: C’est plate à dire, mais ce qui traîne dans la loge en général…

J.B.: Ce qu’il y a à portée de main, pour le meilleur ou pour le pire! Si j’peux m’asseoir et manger tranquille, c’est l’idéal, mais ce n’est pas toujours possible.

Quel est le pire repas que tu aies mangé en tournée?

F. J.: Un suprême de poulet bien sec accompagné de rosbeef semelle de botte resservi trois jours de suite dans le même motel avec des sauces kraft différentes pour nous faire croire que ce n’était pas la même chose. Pas de légumes. Pas de fruits.

J.B.: Servi un gros 5 minutes avant de monter sur scène, question de bien digérer, une déclinaison des mêmes produits servis soit dans un sandwich ou sur un nacho composait le menu de cette salle dont je tairai le nom. On avait droit à de la viande cheap (genre Hamburger Helper) et des sauces de type “en sachet”.

Qu’est-ce que tu aimes mettre comme musique pour faire l’ambiance?

F. J.: Ces temps-ci, ça ressemblerait à ça: Relaxin’ with the Miles Davis QuintetSoul Station de Hank Mobley, du Billie Holiday ou Andy Shauf.

J.B.: Pendant le repas, j’y vais généralement avec quelque chose de plus tranquille, genre Gonzales en piano solo ou encore Chet Baker.

Si je t’invite à souper, qu’est-ce que je devrais cuisiner pour t’impressionner?

F. J.: J’aime n’importe quoi… tant que c’est fait avec amour!

J. B.: Rien de compliqué, juste avec des bonnes techniques de base et des bons ingrédients frais! De toute manière, quand la personne qui cuisine aime bien manger elle peut faire n’importe quoi et ce sera bon.

 

https://www.baronmag.com/2017/09/jalbert-beaulieu/

Francois Jalbert et Jérôme Beaulieu, “This is a real place” dans ICI Musique

 On connaît déjà le pianiste jazz Jérôme Beaulieu pour son travail au sein de son trio homonyme (Révélation Radio-Canada en 2013-2014). Le guitariste François Jalbert, lui, est doublement lauréat du Grand Prix de guitare de Montréal (en 2006 et en 2008), en plus de donner son nom à un quatuor dans lequel se trouve — il n’y a pas de hasard — Jérôme Beaulieu. Les deux musiciens se connaissant donc depuis quelques années, ce n’était, de ce fait, qu’une question de temps, ou de volonté, avant de les voir lancer un album en duo.

This Is a Real Place est donc le fruit de leur première collaboration en tant que couple musical. D’un côté, nous entendons le piano parfois subtilement americana, parfois aérien, de Beaulieu. De l’autre, Jalbert nous offre des incursions guitaristiques qui frayent avec le manouche qu’il affectionne tant, mais aussi avec le bluegrass, donnant finalement des touches qui évoquent à la fois les musiques aux racines nord-américaines et celles plus modernes. Remarquez que cela ne les empêche pas de s’amuser à revisiter une des Danses norvégiennes, d’Edvard Grieg, seule pièce non originale de cet album, qui se termine le pied léger par une visite dans un Snack bar aux airs de saloon. 

Conçues, pensées et réalisées dans la simplicité (sans effets de studio et probablement sans surimpressions d’instruments), les musiques de cet album viennent tranquillement se nicher dans notre oreille, paresseusement, s’offrant à nous sans maquillage ou crémage. Et c’est pour le mieux, parce qu’elles n’ont pas besoin de sucre ajouté; les ingrédients sont d’assez bonne qualité pour qu’on ait envie, pour paraphraser certaines émissions de cuisine, de respecter le produit.

Il n’y a pas à dire, cet endroit réel est bien agréable à visiter!

Par 

François Lemay

22 sept. 2017

http://www.icimusique.ca/albumsenecoute/510/jalbert-beaulieu-duo-probable