Francois Jalbert and Jerome Beaulieu – “This Is A Real Place” dans Bird is the Worm

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This Is A Real Place is a little bit whimsical and a little bit chatty and all kinds of soothing.  Francois Jalbert & Jérôme Beaulieu take a laid-back approach on their debut as a duo.  The melodies reflect a simple beauty, like the crisp blue color of a cloudless sky on a clear day.  Any sense of motion comes about as a result of the particular way the guitarist and pianist choose to develop the melody for a particular song.

The seaside ambiance of “Muffin” draws upon the influences of the American South and the blues figures prominently in the jaunty “Hiding in the Woods” and “Snack Bar,” but for the most part, this is music that doesn’t attempt to mine an influence so much as just fill the room with warm sounds.

This is the album you pull up when the rain begins and all you want to do is sit by the window and watch it come down.

Your album personnel:  Francois Jalbert (guitar) and Jérôme Beaulieu (piano).

Released on Multiple Chord Music.

Listen to more of the album on the artist’s Bandcamp page.

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Marjorie Fiset dans Ton Petit Look

Marjorie Fiset : une chanteuse à découvrir AB-SO-LU-MENT!

Crédit photo : Gabrielle Desmarchais

Marjorie Fiset : une chanteuse à découvrir AB-SO-LU-MENT!

Quelques jours seulement après le gala de l’ADISQ, on peut véritablement affirmer « Heille, on a du talent, au Québec, hein! » Ça a l’air un peu cliché dit comme ça, mais c’est tellement vrai!

Pour honorer tout ce talent, j’ai envie de vous présenter une chanteuse qui est, en quelque sorte, ma révélation de l’année, rien de moins. J’ai nommé, Marjorie Fiset.

Native de Québec, l’artiste jazz de 32 ans enchaîne les projets professionnels depuis plus de dix ans.

Elle a participé à plusieurs concours et festivals de renom, dont le Festival International de la Chanson de Granby et le Festival en Chanson de Petite Vallée. Impressionnant!

Elle prépare actuellement un nouvel album, Brille Brille Brille.

Ce nouvel opus est teinté des influences jazz et folk qui accompagnent Marjorie depuis des années, bien appuyé par la réalisation de Nicolas Ferron Geoffroy, qui souligne le caractère brut et organique de ce bagage artistique. Avec quelques étincelles de cordes qui nous font croire aux histoires qui finissent bien, l’album solaire sera disponible dès le printemps 2018.

D’ici la parution de l’album, Marjorie ne chôme pas. À la mi-octobre, elle a tourné une vidéo magnifique, dans laquelle elle reprend la célèbre chanson de Gerry Boulet, Un beau grand bateau, accompagnée du musicien Nicolas Ferron Geoffroy. C’est au café Ferlucci dans Villeray que les deux artistes ont réalisé cette prestation vraiment touchante et inspirante.

À travers la merveilleuse voix de Marjorie, j’ai redécouvert la chanson! Il faut aussi savoir que le texte est de Denise Boucher, connue pour son texte dramatique Les fées ont soif, dont l’impact féministe résonne encore à ce jour.

Il s’agit de la première vidéo d’une série de trois. Je vous invite donc à vous abonner à la page Facebook de Marjorie Fiset pour ne pas manquer les prochaines!

1 novembre, 2017 – 12:12

http://www.tonpetitlook.com/fr/2017/11/01/marjorie-fiset-une-chanteuse-decouvrir-ab-so-lu-ment

Mario Allard et Benjamin Deschamps dans La Scena

Off Jazz Festival, Montréal, octobre 2017. (Prise 1)

 Soirée galvanisante avec les quintettes de Mario Allard et de Benjamin Deschamps

8 octobre Upstairs Jazz & Grill, Montréal

La soirée débute sur les chapeaux de roue avec le très énergique quintette de Mario Allard. Dix ans après son premier album, le saxo alto et chef de groupe signe son second opus, Diaporama, évocation en musique de souvenirs et instants d’une vie. Durant cette décennie, il s’est consacré à la recherche et aux études personnelles, dont une période passée à New York auprès du ténor Donny McCaslin et une autre à McGill, où il a complété sa maîtrise en interprétation jazz l’an dernier.

Les pièces, jouées selon l’ordre de l’album, démontrent une grande compréhension du langage. Leur facture varie énormément : rythmes changeants et tachycardiaques dans Snowden, mélodie veloutée et aérienne dans Blizzard évoquant l’hiver québécois, écriture à trois voix dans Filature ou encore séquences hachurées en homorythmie dans Street Business. Les différentes facettes du langage musical viennent colorer chaque morceau d’un souffle singulier et rafraîchissant avec en fil rouge des dialogues musclés entre le saxo et le trompettiste David Carbonneau, chacun d’eux ciselé et exécuté avec une précision d’orfèvre, et ce, dans une explosion d’énergie qui ne tarit pas un instant. Les compositions d’Allard, huit au total, sont bien encadrées, mais restent assez souples pour laisser ces jazzmen exprimer leur individualité. Certains solos s’aventurent dans des contrées plus exotiques et soulèvent même par moments des sourires et regards complices entre les musiciens. Doué d’une inventivité quasi inépuisable, le batteur Alain Bourgeois mérite une mention spéciale pour son énergie débordante. Mario Allard, pour sa part, y est allé de solos d’une grande intelligence, articulant un discours riche en idées, puisées à même les éléments-clés de chaque pièce. Difficile d’imaginer une meilleure ouverture de soirée que cette prestation enlevante.

La section rythmique d’Allard (Charles Trudel, p.; Sébastien Pellerin, cb. et Alain Bourgeois, btr.) était également présente pour la deuxième partie de la soirée, le trio rejoint par le tromboniste Jean-Nicolas Trottier et leur chef, le saxophoniste alto Benjamin Deschamps. Lauréat du prix Révélation Radio-Canada Jazz de cette année, le saxo s’appuie sur un savoir-faire considérable en matière d’écriture orchestrale, ses pièces Demi-nuit et Monélia étant deux bons exemples. Ailleurs, notamment dans Si et seulement si, il semble à la hauteur des défis qu’il se pose, car il utilise en guise d’introduction une série de onze notes (hendécaphonique en jargon du métier), la note manquante étant le si dans ce qui est un simple blues en do, pourtant habillé de manière méconnaissable.

Benjamin Deschamps termine en ce moment sa maîtrise en interprétation jazz à McGill. Son parcours est semé de plusieurs belles expériences, entre autres, une tournée en Pologne l’an dernier avec l’ensemble Odd Lot de Jacques Kuba-Séguin, un périple européen avec le groupe Forever Gentlemen et plusieurs tournées canadiennes, dont une avec la trompettiste Rachel Therrien. Quatre ans après sa formation, le quintette de Benjamin Deschamps a lancé Demi-nuit (MCM Records) au printemps. L’écoute du disque et du concert nous permet d’apprécier la fraîcheur des couleurs sonores et un sens raffiné de la composition qui mettent en évidence un aspect fondamental du jazz : l’importance de l’individu.

Au cœur du répertoire, Prophétie est une suite en trois mouvements qui met à nu chacun des membres. Ceux-ci se dévoilent à tour de rôle en soliste devant le public qui assiste alors à un véritable tête-à-tête où la pensée des artistes trouve toujours un juste degré d’expression musicale. Alertes et sur le qui-vive à chaque instant sur scène, les interprètes sont à la hauteur de la situation malgré la complexité des compositions. Tout semble couler dans un jeu en clair-obscur, à l’instar de l’illustration bleu-indigo en couverture du disque. Le langage recherché de cette musique a de quoi surprendre, car le quintette se lance volontiers dans des sentiers inexplorés, mais s’assure aussi d’un juste équilibre entre l’expression individuelle et le jeu d’ensemble. L’été prochain, cette formation prendra la route des festivals de jazz au Canada. Souhaitons à ces messieurs un accueil des plus chaleureux.

Author : (Benjamin Goron (Texte et photo))

François Jalbert & Jérôme Beaulieu dans l’Expresse

La musique d’hiver de Jalbert Beaulieu

Le nouveau duo guitare et piano au Rex et au Gate 403

François Jalbert et Jérôme Beaulieu (Photo: Nicolas Boulay)

François Jalbert et Jérôme Beaulieu (Photo: Nicolas Boulay)


23 octobre 2017 à 13h00

Jalbert Beaulieu, un nouveau duo acoustique folk-jazz formé du guitariste François Jalbert et du pianiste Jérôme Beaulieu, sera à Toronto les 1er et 2 novembre.

Les deux amis et collègues viendront présenter en live leur premier album This is a real place, sorti le 22 septembre dernier, et dont les titres Le Dépanneur et This is a real place sont disponibles en ligne gratuitement.

Le versatile et le virtuose

François Jalbert, guitariste de talent originaire du Québec, est capable de passer du jazz au rock à la musique électrique en un clin d’œil.

Il a accompagné la chanteuse et harpiste québécoise Éveline Grégoire-Rousseau, ou encore l’auteure-compositrice-interprète Sienna Dalhen, ainsi que le saxophoniste canadien souvent primé Joel Miller.

Jérôme Beaulieu, est quand à lui un pianiste émérite aux multiples récompenses: prix du concours Jazz en Rafale en 2011, Grand Prix du Festival de Jazz Rimouski en 2011, prix Révélation Radio Canada en 2013 et 2014 et Félix dans la catégorie Jazz de l’ADISQ en 2014.

Les deux musiciens qui ont tous deux travaillé dans plusieurs groupes de musiciens auparavant (Tunnel, Olivier Babaz Trio, Avalon Jazz Band pour François Jalbert, Trio Jérome Beaulieu, Lo Fi Octet, ou encore Hichem Khalfa Quartet pour Jérome Beaulieu), s’unissent pour la première fois dans une aventure de composition et d’enregistrement pour leur nouvel opus.

Des sons qui nous parlent

Avec This is a real place, le duo présente 11 compositions originales et minimalistes (Episode 2, BrouillardI put too much hot sauce on my sandwichLa Caravane,…), faisant fusionner jazz et folk, et passant du western (Snack Bar) à la syncopée (Clark’s Reel).

Mais plus qu’un voyage d’un style à l’autre, This is a real place est un peu le grand voyage de l’hiver canadien: on ferme les yeux et nous voilà dans un chalet en bois perdu dans une étendue de neige immaculée, dominant une forêt de conifères.

Parfaite bande sonore des vacances de l’arrière-saison, à l’écoute de l’opus, on se laisse bercer par la guitare et le piano jusqu’à lassitude de l’immensité du ciel blanc hivernal et des feux de cheminées.

Intimiste, les morceaux surprennent aussi, par l’inclusion de bruits ambiants, craquements, souffle et même rire.

Jalbert Beaulieu sera en concert au bar The Rex le 1er novembre et au Gate 403 le 2 novembre prochain.

Benjamin Deschamps “Demi-nuit” par Critique de Salon

Demi-nuit – Benjamin Deschamps

Sorti le 14 avril 2017

Benjamin Deschamps fait partie de la jeune génération de jazzmen qui font lentement mais sûrement leur place dans le milieu, autant à l’instrument qu’aux compositions. Le saxophoniste tente de trouver un compromis entre la tradition et l’avant-garde, et a ainsi lancé l’album Demi-nuit plus tôt en 2017 pour faire découvrir ses talents, en formule quintette (avec Jean-Nicolas Trottier au trombone, Charles Trudel au piano, Sébastien Pellerin à la contrebasse et Alain Bourgeois à la batterie).

L’album ouvre sur le mystérieux prélude Crépuscule, avant de nous amener à la pièce-titre Demi-nuit. Celle-ci est remarquable par sa ligne de sax qui domine une bonne partie du morceau, sur laquelle les autres instruments improvisent allègrement. Deschamps s’est très bien entouré, et la complicité semble évidente entre les différents musiciens. La suivante, Monélia, est encore plus chantante, et arrive dans ses solos à combiner virtuosité avec douceur, ce qui n’est pas une mince affaire.

Le gros morceau de l’album est consacré à La Prophétie, une suite jazz divisée en trois parties. Cette suite servait à mettre bien en valeur le talent de chacun des cinq musiciens impliqués et on a droit à de sacrées envolées, particulièrement dans les mouvements I et III, alors que le second mouvement, lui, est plus discret et sans batterie, mais très réussi, et surtout dans le mood général de l’album.

La dernière portion de l’opus contient trois pistes, la première étant L’oubli, justement pas tout à fait inoubliable, suivie de Slow Cooking. Très mélodieuse, limite berçante, cette composition deviendra vite un des incontournables de l’album. Puis le tout se conclut avec Si et seulement si, un «petit blues» qui s’écoute bien, sans être exceptionnel à l’oreille.

L’album Demi-nuit s’écoute très bien lorsque l’état d’esprit se prête à un bon jazz pas trop agressant. Oui, il contient sa dose de virtuosité, particulièrement avec La Prophétie, mais dans l’ensemble, il offre un bon compromis entre le talent des musiciens impliqués et l’envie de se faire entendre (et apprécier) par le grand public. Ce n’est pas pour rien que Benjamin Deschamps est devenu la Révélation Radio-Canada jazz 2017-2018. Un jeune homme à suivre de près.

Il est notamment possible d’entendre l’album sur Bandcamp.

À écouter : Demi-nuitMonéliaSlow Cooking

7,6/10

Par Olivier Dénommée

Demi-nuit – Benjamin Deschamps

Charles Trudel, “Fruit” sur ICI Musique

Charles Trudel : réussir sa première impression

Le pianiste Charles Trudel nous a fait un peu languir avant de se commettre, enfin, pour la première fois dans un album. Il faut dire qu’il est quand même assez occupé ces jours-ci. C’est le Ben Racine Band, avec lequel il joue, qui accompagnait la chanteuse Dawn Tyler Watson lorsqu’elle a gagné le prestigieux Memphis International Blues Challenge en février dernier. On peut aussi l’entendre au sein de plusieurs formations qui font belle figure ces jours-ci, dont le quintette de la trompettiste Rachel Therrien et le quatuor de la Révélation Radio-Canada 2017 en jazz, le saxophoniste Benjamin Deschamps.

C’est donc avec un certain métier au bout des doigts que Trudel nous présente Fruit, un premier album aux couleurs évoquant la fin du hard bop, avec quelques touches qui ne sont pas sans rappeler le jazz d’avant-garde, deux styles qui se sont côtoyés durant les années 50. Mais, il ne s’agit pas ici de reproduire un son qui est déjà figé dans sa propre époque. Oui, le pianiste s’en inspire allégrement, mais il lui ajoute une certaine touche contemporaine que l’on pourrait qualifier, à cet égard, de post-moderne. Cela donne, pour finir, un son familièrement rafraîchissant, porté par quelques beaux moments de virtuosité pure.

Le pianiste Charles Trudel
  

Et Charles Trudel sait bien s’entourer. Il retrouve, au saxophone (ici à l’alto), son complice Benjamin Deschamps, et pour compléter ce sextuor, il a fait appel au saxophoniste ténor Mario Allard, au trompettiste Nicolas Boulay, au contrebassiste Sébastien Pellerin et au batteur Alain Bourgeois. Comme premier album, c’est du solide!

Par 

François Lemay
Date de publication

13 oct. 2017

http://www.icimusique.ca/albumsenecoute/551/charles-trudel 

Rachel Therrien “Why Don’t You Try” sur ICI Musique

J’avais entendu beaucoup de belles choses au sujet de la trompettiste montréalaise Rachel Therrien, et les quelques pièces, écoutées ici et là, m’avaient donné envie d’y revenir un peu plus sérieusement. C’est ce que j’ai fait avec Why Don’t You Try, quatrième album de la talentueuse musicienne. Dès les premières mesures, je m’en suis voulu d’avoir attendu si longtemps.

La première chose qu’on remarque est cette extraordinaire cohésion entre les musiciens, qui permet aux compositions d’avoir, déjà, une vie qui leur est propre. On a l’impression que les pièces, écrites pour l’album par les membres du quintette, existaient déjà et qu’elles ont été découvertes pour l’occasion. Ce n’est pas rien. Il faut dire que Rachel Therrien sait rudement bien s’entourer, avec Simon Pagé à la basse, Charles Trudel au piano, Alain Bourgeois à la batterie etBenjamin DeschampsRévélation Radio-Canada 2017 en jazz, au saxophone.

Stanley Péan s'entretient avec Rachel TherrienN’allez pas croire que l’on se prend au sérieux, ici. Au contraire, l’ensemble s’amuse rudement, nous faisant parfois passer par le hard bop très funky, avec la très bien nommée Omelette Coleman, ou par un jazz rock expérimental pas très loin de ce qu’aurait pu proposer Frank Zappa, sur Tomber en cinq. Tout ceci est exécuté en évitant le piège trop évident du pastiche, ce qui aurait pu rendre la musique anecdotique ou, pire, prétentieuse.

Honnêtement, Why Don’t You Try est rafraîchissant, intelligent, sensible et un tantinet iconoclaste. Ça fait du bien.

Par François Lemay